Si vous ne faites qu’une seule chose cette semaine pour être trouvé, faites celle-là. Et ce n’est pas un site internet.
Quand quelqu’un cherche « boulangerie Rennes » sur son téléphone, Google affiche d’abord une carte avec trois établissements. Ces trois-là récupèrent l’essentiel des appels. Votre site, s’il apparaît, arrive plus bas, souvent hors de l’écran.
Cette carte, c’est Google Business Profile. C’est gratuit. Et beaucoup d’artisans ont déjà une fiche sans le savoir, parce que Google en crée parfois une tout seul, avec des informations approximatives.
Les vingt minutes qui comptent
Allez sur google.com/business et cherchez votre entreprise. Si une fiche existe déjà, revendiquez-la. Sinon, créez-la. Puis remplissez dans cet ordre.
- Le nom, exactement comme sur vos devis. « Plomberie Guilloux ». Pas « Plomberie Guilloux Dépannage 7j/7 Lorient ». Les règles de Google sont explicites : ajouter des informations inutiles au nom n’est pas autorisé et peut entraîner la suspension de la fiche.
- La catégorie principale. Une seule, la plus précise possible. « Plombier », pas « Entreprise de services ». C’est elle qui décide des recherches où vous apparaissez.
- Le numéro de téléphone. Celui qui sonne dans votre poche.
- La zone d’intervention si vous vous déplacez, l’adresse si les clients viennent à vous. Nommez les communes.
- Les horaires, et tenez-les à jour. Une fiche qui annonce « ouvert » quand c’est fermé fait plus de dégâts que pas de fiche.
- Des photos. Vos chantiers, votre atelier, votre camionnette, vous. Dix suffisent. Pas d’images achetées : elles se repèrent, et elles retirent la confiance qu’elles devaient apporter.
Google publie ses propres conseils pour améliorer son classement local. Ils tiennent en trois idées : une fiche complète, des informations exactes, des avis auxquels vous répondez.
L’erreur que presque tout le monde commet
Écrire son nom, son adresse et son téléphone différemment d’un endroit à l’autre.
« 12 rue des Chênes » sur la fiche. « 12 r. des Chênes » sur le site. « 12 Rue des chênes » sur les Pages Jaunes. Pour vous c’est la même adresse. Pour Google, ce sont trois entreprises possibles, et il ne sait pas laquelle est la vraie.
Écrivez-les une fois, copiez-collez partout. C’est bête, c’est gratuit, et c’est probablement le geste le plus rentable de toute cette liste.
Les avis clients
Demandez-les de vive voix, à la fin d’un chantier qui s’est bien passé. C’est le seul moment où les gens le font vraiment.
N’en achetez jamais, et n’offrez rien en échange. La politique de Google sur les contenus interdits vise nommément les avis payés, directement ou en nature, et ceux obtenus contre une remise ou un cadeau. Google annonce qu’il supprime ces contenus et qu’il peut aller jusqu’à la suspension du compte.
Répondez à tous, y compris aux mauvais. Un avis négatif auquel vous répondez calmement, en expliquant ce qui s’est passé, rassure plus qu’une page de cinq étoiles sans une seule voix discordante.
Et le site internet, alors ?
Il fait ce que la fiche ne sait pas faire : montrer votre travail en détail, afficher vos prix, expliquer comment vous travaillez, et exister ailleurs que chez Google, qui peut changer ses règles du jour au lendemain. Vous en avez quatre exemples sur ma page d’accueil, dont une boulangerie.
Mais dans l’ordre : la fiche d’abord. Et si vous vous demandez si un site vaut encore le coup, les chiffres 2025 sont ici.