Google mesure trois choses sur chaque page qu’il visite. Elles portent des noms techniques, mais ce qu’elles vérifient est simple : est-ce que ça s’affiche vite, est-ce que ça répond au doigt, est-ce que ça arrête de bouger.
Ces trois mesures s’appellent les Core Web Vitals, ou signaux web essentiels.
Les trois mesures et leurs seuils
- Le LCP mesure le temps que met le plus gros élément de la page à apparaître, en général le titre ou la photo d’accueil. Le seuil est de 2,5 secondes.
- L’INP mesure le délai entre le moment où quelqu’un touche un bouton et celui où l’écran réagit. Le seuil est de 200 millisecondes. Cette mesure a remplacé l’ancienne, le FID, le 12 mars 2024. Si on vous parle encore de FID, l’information a deux ans de retard.
- Le CLS mesure de combien la page se déplace pendant qu’elle charge. Vous connaissez la scène : vous allez toucher un lien, une image finit de charger, tout descend de trois centimètres et vous cliquez à côté. Le seuil est de 0,1.
Pourquoi la vitesse compte, chiffres à l’appui
Google a publié ses propres mesures dans une étude intitulée The Need for Mobile Speed. Deux chiffres en sortent.
- Quand le temps de chargement passe de 1 à 3 secondes, la probabilité que le visiteur reparte augmente de 32 %.
- 53 % des visites sur mobile sont abandonnées si la page met plus de 3 secondes à s’afficher.
Et à contenu égal, entre deux sites qui disent la même chose, c’est le plus rapide qui passe devant.
Comment connaître vos chiffres
Allez sur PageSpeed Insights, collez l’adresse de votre site, attendez trente secondes. C’est gratuit et sans compte.
Regardez l’onglet mobile, pas l’onglet ordinateur. Vos clients sont sur leur téléphone, souvent en 4G, parfois dans une cave.
Vous obtenez une note sur 100 et les trois mesures. Ne vous fiez pas à la note : elle est calculée en laboratoire, sur une machine simulée, et elle bouge d’une exécution à l’autre. Regardez les trois mesures, et si elles sont dans le vert.
Les quatre causes de lenteur, par ordre de fréquence
- Des photos non redimensionnées. Une photo sortie d’un téléphone pèse plusieurs mégaoctets. Sur un site, quelques centaines de kilooctets suffisent. C’est de loin la cause numéro un.
- Trop d’extensions. Chaque extension ajoute du code sur chaque page, y compris celles où elle ne sert à rien.
- Des polices chargées chez un tiers. Deux connexions supplémentaires avant que le texte s’affiche.
- Des scripts de suivi. Chat en direct, statistiques, boutons de partage : chacun coûte du temps, et la plupart ne servent à personne.
Ce que je fais de mon côté
Pour être clair sur ce que je vends. Les sites que je livre chargent leurs polices depuis le site lui-même, et n’appellent aucun service extérieur. J’ai mesuré les quatre sites d’exemple le 18 septembre 2026 : zéro ressource chargée chez un tiers sur les quatre, et une page complète transférée entre 86 et 182 kilooctets selon le métier. Pas de bandeau de cookies non plus, parce qu’il n’y a rien à faire accepter.
Vous pouvez le vérifier vous-même : passez coiffure.nolir.fr ou menuiserie.nolir.fr dans PageSpeed Insights, et comparez avec le site de votre choix. C’est un peu le principe.
Avant de vous occuper de vitesse, assurez-vous d’exister : la fiche Google passe en premier. Et si vous voulez savoir ce que je facture, c’est sur la page des formules.