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Le carnet

Quatre TPE sur dix n’ont pas de site internet, et le chiffre monte…

· Lecture 4 min · Repères

Deux chiffres, tirés de la même étude. 99 % des TPE et PME françaises considèrent internet comme utile ou indispensable à leur entreprise. Et 61 % seulement ont un site internet.

Trente-huit points séparent ce que les dirigeants pensent de ce qu’ils font.

Le plus frappant, c’est le sens de la courbe. Ils étaient 70 % à avoir un site en 2024. Neuf points perdus en un an. La présence en ligne des artisans et des petites entreprises recule, elle ne progresse pas. Source : étude Afnic « Réussir avec le web » 2025, menée auprès de près de 2 500 micro-entreprises, TPE et PME.

Pourquoi le chiffre baisse

Parce que beaucoup d’artisans ont payé pour un site qui ne leur a jamais rien rapporté, et qu’ils ont arrêté de payer.

Le baromètre France Num 2025, qui a interrogé 11 021 entreprises, donne la répartition des budgets consacrés au numérique sur l’année :

  • 25 % n’y consacrent aucun budget, et cette part gagne 4 points en un an.
  • 18 % y mettent moins de 500 €, soit 7 points de moins qu’en 2024.
  • 42 % dépassent 1 000 €.

La lecture est nette. Le milieu se vide. Soit on investit vraiment, soit on abandonne. Quand on a payé 19 € par mois pendant trois ans pour une page que personne ne visite, arrêter est la bonne décision.

Le problème n’est pas d’avoir un site. C’est d’avoir un site qui ne fait rien.

Ce qu’un client cherche vraiment sur un site d’artisan

Quelqu’un qui a une fuite ne lit pas votre site. Il le jauge en trente secondes, sur son téléphone, et il cherche trois réponses.

  • Est-ce qu’il travaille chez moi ? Votre zone d’intervention en toutes lettres, avec les noms de communes. « Rennes et 30 km autour », pas « Grand Ouest ».
  • Est-ce que je peux l’appeler tout de suite ? Un numéro cliquable, en haut, visible sans faire défiler. Pas un formulaire.
  • Est-ce que je peux lui faire confiance ? Votre visage, votre nom, votre SIRET, des photos de vos chantiers à vous. Pas des images de banque d’images, qui produisent l’effet exactement inverse.

Le reste ne sert à personne. Le carrousel, l’animation d’accueil, la page « nos valeurs ». Vous pouvez voir à quoi ressemble un site construit uniquement autour de ces trois réponses sur les quatre exemples que je mets en ligne, dont celui d’un plombier.

Ce que coûte l’absence de site

Je ne vais pas vous donner un chiffre, parce que je n’en ai pas et que ceux qui en donnent l’inventent.

Ce qu’on peut dire sans se tromper : quelqu’un qui cherche « plombier Rennes » à 20 h sur son téléphone et qui ne vous trouve pas appelle quelqu’un d’autre. Vous ne saurez jamais qu’il a existé. C’est ce qui rend cette perte invisible, et donc facile à ignorer.

Par où commencer si vous n’avez rien

Commencez par ce qui est gratuit : votre fiche Google. Vingt minutes, aucun coût, et c’est le plus souvent ce que vos clients voient avant votre site. J’en ai fait un billet à part, avec la marche à suivre.

Ensuite seulement, un site, et à condition d’avoir quelque chose à y mettre. Un site sans photos de votre travail, sans votre visage et sans votre zone d’intervention ne vaut guère mieux que pas de site du tout.

Si vous voulez savoir ce que je facture pour ça, c’est sur la page des formules, et on peut en parler sans engagement.


Sources : Afnic, « Réussir avec le web » 2025, 8ᵉ édition, près de 2 500 entreprises interrogées. Baromètre France Num 2025, Direction générale des Entreprises, 11 021 entreprises répondantes.

Une question sur votre propre situation ? Le premier rendez-vous ne coûte rien et ne vous engage à rien.

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